L’ACO salue la mémoire de Jacques Cornu
C’est avec émotion que l’Automobile Club de l’Ouest a appris la disparition à 72 ans de Jacques Cornu, vainqueur des 24 Heures Motos et légende de la moto.
Lire l'article
24h Motos
En endurance, la course peut se jouer sur des détails en piste mais aussi dans la voie des stands. C’est une des étapes clés dans le déroulement d'une épreuve de 24 Heures. Les équipes travaillent avec assiduité cette phase stratégique.
La formule est claire : "Un bon arrêt aux stands est un arrêt où l’on fait le plus de choses possibles en un minimum de temps, celui où l’on perd le moins de temps dans la pitlane", affirme Damien Saulnier, Team Manager de Suzuki Endurance Racing Team. En général, un bon arrêt dure 13 secondes pour changer les roues et procéder au ravitaillement. Ils peuvent nécessiter plus de temps si un changement des plaquettes de freins est fait, ou toute autre intervention minime.
Pour cela, les mécaniciens préposés aux arrêts s’entraînent, à l’approche des épreuves, en conditions de course. Ils répètent plusieurs fois le même geste pour l’exécuter à la perfection.

Pendant une course, les équipes essaient de faire le même nombre d’arrêts que d’heures de course, c’est-à-dire un toute les heures. Or, les motos consomment de plus en plus donc le ravitaillement doit être fait plus régulièrement, voila pourquoi les arrêts se font maintenant toutes les 50 minutes. Cela crée donc un décalage entre les prévisions des équipes et le déroulé pour chaque team. Les évènements de course (intervention de la voiture de sécurité, conditions météorologiques) peuvent aussi jouer sur ces fréquences.
Pour préparer les stratégies, les équipes utilisent des logiciels qui intègrent dans leurs calculs la positon des concurrents, la météo et le rythme en course de chaque pilote. Il est donc important de regarder ce qu’il se fait chez les concurrents, dans les stands voisins.
Pour assurer ces arrêts, de nombreuses personnes s'activent autour de la moto dans l'espace imparti. 4 personnes interveinnent au ravitaillement : un pompier, un ravitailleur, un personne à la vanne et une au tuyau ; 2 personnes s'occupent de la roue avant et 2 sur la roue arrière, une personne sur la moto, 2 personnes amènent les roues lorsqu’elles sont encore ''chaudes'' avant la rentrée de la moto. Le préposé au chronométrage, le pilote, bien évidement, sont également présents.
Une course peut se jouer dans les stands. « Si on perd 3 secondes sur un pit stop par rapport à nos adversaires, sur 20 arrêts, la course peut se jouer » assure Damien Saulnier. Ces quinze secondes provoquent ainsi une sacrée dose d'adrénaline.
