Les pilotes des 24 Heures Motos ont leur surnom et leur mascotte
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Les pilotes des 24 Heures Motos ont leur surnom et leur mascotte

De nombreux pilotes des 24 Heures Motos héritent d’un surnom ou utilisent une mascotte pour affirmer leur style. Voici un passage en revue des surnoms ou mascottes les plus originaux.

Les surnoms donnés aux pilotes des 24 Heures Motos peuvent être liés à leurs performances, leurs qualités en piste ou tout simplement en fonction d’un trait de caractère. Ainsi, Erwan Nigon, pilote de la Kawasaki #1 de Webike SRC Kawasaki France Trickstar et vainqueur de la classique mancelle à deux reprises (2014 et 2019) est surnommé Nigonsan. « J’aime beaucoup l’univers japonais et à force de me rendre au Japon pour disputer les 8 Heures de Suzuka, j’ai créé des amitiés sur place. Là-bas, mes amis m’appellent ainsi car San en japonais signifie monsieur. C’est aussi un clin d’œil au rappeur français Orelsan qui est, lui aussi, fan de la culture japonaise », explique le pilote. Il est vrai que ce surnom a encore plus de sens lorsqu’on se souvient que Erwan Nigon a piloté pour l’équipe japonaise Trickstar Racing lors des 24 Heures Motos 2017.

Hugo Clere, pilote du Team Moto Ain (Yamaha R1 #96) doit son surnom à un trait de caractère. Celui que l’on surnomme Pepito dans le paddock du circuit Bugatti raconte d’où vient ce pseudonyme : « Je suis très copain avec Etienne Masson, pilote du Suzuki Endurance Racing Team, nous avons l’habitude de jouer au foot ensemble lorsque nous ne courrons pas. Lors d’une partie entre amis, je courais partout sur le terrain, j’allais sur chaque ballon et mes amis m’ont lancé sur le de la plaisanterie, Ho Pepito, tu te calmes. Ça a fait rire tout le monde et c’est resté. » Depuis, l’aindinois a accolé ce surnom sur sa combinaison et son équipe l’utilise également sur le panneautage durant ses relais. « C’est important d’avoir un surnom dans le paddock car on sait de qui on parle. On m’appelle Pepito uniquement dans le paddock. Ça permet de se différencier », ajoute-t-il.

La mascotte, une valeur souvent sentimentale

C’est aussi pour se distinguer que les pilotes n’hésitent pas à créer des mascottes à leur effigie. Pour ces athlètes du bitume, ces gris-gris sont l’équivalent d’un logo pour une entreprise. « Ça permet aux pilotes de montrer l’angle sous lequel ils veulent être perçus. Ça a une grosse valeur pour eux, c’est quelque chose de personnel », indique Amaël Lemaitre, un graphiste qui a notamment créé des mascottes pour des pilotes tels que Kenny Foray (BMW Motorrad World Endurance) ou Geoffroy Dehaye (Motobox Kremer Racing #65).
Pour sa mascotte, Nelson Major, pilote de l’Aprilia #15 de l’équipe mancelle Aprilia Le Mans 2 Roues a choisi un bulldog français. « Elle correspond à mon chien Harry qui me suit sur tous les circuits et qui est très connu dans le paddock ». Ainsi, sur sa combinaison, on peut voir la tête d’un bulldog français avec les crocs qui ressortent en mode énervé, « pour faire peur à mes adversaires », sourit le pilote. Il tient un os entre ses crocs sur lequel figure le chiffre 69. « C’est mon département d’origine et c’est aussi mon numéro favori. J’ai été champion de France 50 cmᶟ avec ce chiffre ». Ce type de totem a souvent une valeur sentimentale pour les pilotes. « Je garderai cette mascotte même lorsque Harry ne sera plus là, pour ne pas l’oublier », confirme Nelson Major.  

Parmi les autres mascottes insolites que l’on peut apercevoir sur les combinaisons des pilotes des 24 Heures Motos, citons Casimir pour Geffroy Dehaye ou Dark Vador pour Jérémy Guarnoni, coéquipier d’Erwan Nigon sur la Kawasaki #1.

Si un surnom ou une mascotte ne permet pas de remporter les 24 Heures Motos, ce sont des outils de communication qui cachent des histoires insolites et des traits de personnalité.

PHOTO : Nelson Major, pilote de l'Aprilia RSV4-1000 #15 de l'équipe Aprilia Le Mans 2 Roues montrant sa mascotte qu'il a apposé sur sa combinaison. 

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